Bilan 2011 de la reproduction du Gypaète barbu dans les Pyrénées françaises
Bilan du suivi de la population - Année 2011 (Document pdf à télécharger) Martine RAZIN Coordination Casseur d'os This email address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it. LPO Mission Rapaces – Pyrénées Vivantes Bilan 2011 de reproduction du Vautour percnoptère
Bilan du suivi de la population - Année 2011 (Document pdf à télécharger : 2,11 Mo) Erick KOBIERZYCKI Coordination Réseau Percnoptère Pyrénées LPO Mission Rapaces – Pyrénées Vivantes Escalade & Biodiversité - Rapport final
Cette étude découle d’une Charte pour un développement maîtrisé des pratiques de l’escalade et de l’alpinisme, signée en 2003 par les fédérations d'escalade et les associations de protection de l’environnement. L'amélioration des connaissances est indispensables pour pouvoir gérer au mieux les milieux rupestres tout en préservant la richesse faunistique et floristique des falaises et les activités sportives qui y sont associées. C'est donc dans un souci de gestion concertée et de développement durable que cette étude a été menée. En tant qu'étude expérimentale, elle a permi de tester des méthodologies nouvelles. Elle apporte la preuve de l’importance de la prise en compte de ces habitats pour la préservation de la biodiversité. Les falaises représentent un milieu très particulier où certaines espèces peuvent développer des adaptations morphologiques ou comportementales spécifiques à cet habitat. Bien que l'impact ne soit pas facilement évaluable selon les groupes d'espèces, des solutions sont proposées pour permettre une pratique de l'escalade respectueuse de la biodiversité rupestre. Rapport final de l'étude téléchargeable ici (attention, fichier pdf de 11 Mo) Escalade & Biodiversité - Bilan de deuxième année d'inventaire
L’étude a débuté en 2004 et sera terminée en 2007. Les sites étudiés se trouvent sur les communes d’Aigues-Juntes, Montgaillard, Alliat, Capoulet-Junac, Auzat, Rabat les-3-Seigneurs, Génat, Fougax-Barrineuf. Les groupes d’espèces étudiées sont les végétaux (hors lichens et champignons), les oiseaux, les reptiles, les chauves-souris, les insectes et les escargots. Le travail est fait en collaboration étroite avec la FFME. Un comité de pilotage a été créé et regroupe tous les partenaires techniques, scientifiques, et moraux. Il permet de discuter et de statuer collectivement sur des modes de déroulement de l’étude et sur les modalités de gestions à mettre éventuellement en œuvre sur les sites. Il apparaît clairement que les falaises représentent un milieu très particulier où des espèces d’habitats a priori différents peuvent se rencontrer ensemble. Comme cela était pressenti, certaines plantes sont capables de développer des adaptations morphologiques pour résister au microclimat rupestre. Un complément d’identification et d’inventaire sur les insectes nous apportera d’autres éléments quant aux arthropodes et aux éventuels endémismes. Pour le moment, les résultats sont provisoires. Plus de 200 espèces de plantes ont été inventoriées dont l’Alysson à gros fruits (protégé au niveau national), l’Aethionème des rochers ssp. à feuilles ovales (protégée au niveau régional) et un Genévrier commun de 276 ans. En terme d’impact de l’escalade sur le milieu, les résultats actuels ne permettent pas encore de tirer de grandes conclusions. L’impact visuel avant/après équipement de la voie pour l’escalade est souvent spectaculaire mais on peut constater qu’en fonction des méthodes d’équipement, une quantité importante de végétaux peut rester. Une réflexion sur des mesures conservatoires est en cours, de même que pour une communication à plusieurs niveaux sur le milieu rupestre. La troisième année permettra très probablement d’affiner et de compléter ces résultats, constituant tout de même des données importantes pour un milieu encore peu étudié à présent. Cela nous permettra également de mettre en évidence les limites réelles de certains protocoles au regard des objectifs fixés au départ et de préconiser des protocoles plus affinés pour des études futures. Experimentation sur la gestion de pelouses sèches à genet scorpion
La première expérimentation sur le site de Roquefixade (1994-2004) a permis de mettre en évidence l’effet positif du simple maintien du pâturage sur la richesse floristique et de présenter certaines espèces comme indicatrices de l’évolution du milieu : Hippocrepis commosa et Viola sp. qui pourraient être des espèces indicatrices d’une fermeture du milieu ou Coronilla minima et Bupleurum falcatum qui réagissent différemment selon que la parcelle est pâturée ou fauchée. Concernant l’effet sur le Genêt scorpion, il a été mis en évidence l’effet positif de coupes répétées, le pâturage seul ne suffisant visiblement pas à contenir la repousse du Genêt. Les résultats sur les orchidées n’ont pas apporté d’effet par rapport à la gestion pratiquée, les parcelles ayant, dès l’installation, des richesses en orchidées très inégales. L’expérimentation mise en place sur Aigues-Vives (1998-2004) a tenu compte de ces premiers résultats et a ainsi affiné le protocole notamment en faisant varier les périodes d’intervention. Les résultats s’accordent avec ceux obtenus sur Roquefixade quant à l’effet positif du pâturage extensif. Les différents types d’intervention (coupe, brûlage, traitement chimique) ont eu des résultats variables : les meilleurs résultats sont obtenus par la coupe manuelle à l’automne des buissons de Genêt avec une augmentation nette de la biodiversité et une diminution de la fréquence du Genêt scorpion. Le traitement chimique de printemps a également été efficace sur la fermeture de la pelouse mais l’impact du désherbant est trop destructif pour être encouragé. Il a également été mis en évidence que le pâturage avec l’abroutissement des pousses de printemps par les brebis est important, les animaux n’hésitant pas à pénétrer dans la couverture de Genêt. Ces premiers résultats pourront éventuellement être mis en application pour les actions conservatoires dans le cadre de Natura 2000 et des acquisitions du Conservatoire Départemental des Espaces Naturels d’Ariège. Subcategories |




















L’abondance des milieux rupestres en Ariège et leur méconnaissance nous a conduit à devoir évaluer quantitativement et qualitativement le patrimoine naturel présent sur les falaises du département puis évaluer les conséquences des pratiques d’escalade afin d’assurer le maintien durable de ce capital biologique exceptionnel.
L’abondance des milieux rupestres en Ariège et le manque de connaissances à leur sujet plaident très clairement en faveur de la mise en place d’études visant à enrichir les connaissances à l’échelle régionale et d’études appliquées (conservation ou restauration des communautés et des espèces rupestres). Il convenait donc dans un premier temps d’évaluer quantitativement et qualitativement le patrimoine naturel présent sur les falaises du département puis d’évaluer les conséquences des pratiques d’escalades, très développées sur plusieurs sites, afin d’assurer le maintien durable de ce capital biologique exceptionnel. Conserver ces biotopes-refuges représente donc une responsabilité patrimoniale de tout premier plan du fait de l’unicité, de la localisation restreinte et de la fragilité de tels écosystèmes.
Les deux expérimentations menées par l’Association des Naturalistes d’Ariège de 1994 à 2004 s’inscrivent dans la problématique d’entretien et de restauration des pelouses sèches et de conservation de la diversité notamment au niveau des populations d’orchidées.