Étude préalable à la création de la RNV de la Serre (Aigues-Vives)

Étude préalable à la création de la RNV de la Serre (Aigues-Vives)La Réserve Naturelle Régionale de la Serre, d’une superficie de 40 hectares d’un seul tenant, se trouve à l’est du département de l’Ariège, sur la commune d’Aigues-Vives, sur la D 625 entre Lavelanet et Mirepoix. Située sur l’exploitation agricole de Monsieur et Madame BIREBENT, dans la combe de la Serre exposée plein est, son altitude varie entre 431 et 562 mètres. Dans sa partie haute, une toute petite partie du site se situe sur la commune de Limbrassac.

 

La Réserve Naturelle Régionale de la Serre se compose de divers d’habitats :

  • de milieux forestiers (52 %), composés d’une zone de recolonisation forestière, de bois « fermés » avec un sous-étage arbustif important, de bois « ouverts » sans sous-étage arbustif et d’une plantation de résineux.
  • de prairies (35 %), sur les pentes de part et d’autre du ruisseau, utilisées pour le pâturage des ovins et la fauche.
  • d’une mosaïque de landes à genêt scorpion et de pelouses sèches (12 %), sur les pentes exposées au sud, uniquement utilisées pour le pâturage ovin.

La faune et la flore, caractéristiques des massifs calcaires de moyenne altitude comptent de nombreuses espèces recensées :

  • une liste de 25 espèces orchidées a été établie entre 1998 et 2000, trouvées pour la plupart sur les pelouses sèches et les landes.
  • Parmi les espèces animales ont été recensées : 72 espèces d’oiseaux, dont 50 sont nicheuses à l’intérieur du site et 3 espèces classées vulnérables ou rares (l’aigle royal, l’aigle botté, et le Percnoptère d’Egypte). 5 espèces de chauves-souris ont été recensées (Pipistrelle commune, Pipistrelle de Kuhl, Noctule de Leisler, Oreillard sp et Vespertillon sp.) et de très nombreux coléoptères, lépidoptères et hémiptères.

La liste de ces espèces est consultable dans l’étude réalisée par ANA : Etude préalable à la création de la Réserve Naturelle Volontaire de la Serre, Fabienne Bernard, nov. 2000.

Étude préalable à la création de la RNV de Mirepoix (Ariège)

L’étude préalable à la création d’une Réserve Naturelle Volontaire sur l’Hers à Mirepoix (Ariège), a été réalisée par l’Association des Naturalistes d’Ariège à la demande du maître d’ouvrage : la mairie de Mirepoix.

Ce projet a pour but la réhabilitation de la Plaine St Marsal et Condomine, anciennes gravières situées dans la plaine alluviale de l’Hers. Un inventaire botanique a été réalisé, l’inventaire faunistique a été mis à jour et complété, une cartographie des habitats a été élaborée et les différents utilisateurs ont été recensés ainsi que les dégradations des sites (détritus et qualité de l’eau). Dans un deuxième temps, des propositions de gestion et de réglementation ont été rédigées.

D’après ces études, ces sites présentent une certaine diversité d’habitats due aux différentes espèces végétales et sont animés par une faune très variée, notamment par une remarquable avifaune. Les utilisateurs (essentiellement pêcheurs, chasseurs et kayakistes) ne semblent pas être opposés au projet. Toutefois, il apparaît une principale contrainte pour sa réalisation : la maîtrise foncière n’est pas encore assurée.

Inventaire des espèces de coléoptères de la RNV d'Embeyre

Inventaire des espèces de coléoptères de la RNV d'EmbeyreLa Réserve Naturelle Volontaire d’Embeyre a été créée en 1993 à l’initiative de ses propriétaires, le Groupement Forestier de l’Arenest. La gestion scientifique et pédagogique de la R.N.V. a été confiée à l’Association des Naturalistes de l’Ariège.

La volonté des propriétaires de prendre en compte dans leurs activités de sylviculteurs la conservation de la faune et de la flore, a conduit l’ANA, depuis le début de sa collaboration, à compléter les inventaires naturalistes.

Les coléoptères xylophages et saproxylophages constituent un ensemble d’espèces dépendant, durant une partie de leur cycle de vie, du bois mort ou mourant. Ils participent ainsi à la transformation du bois en humus, indispensable à la survie de la forêt. Ils sont aussi la nourriture essentielle de bon nombre de vertébrés.

L’inventaire a été effectué par des chasses ponctuelles à vue et par battage, au cours des années 1997 et 1998, du mois de mai au mois de septembre (1 passage mensuel) et dans tous les milieux (hêtraie, hêtraie-sapinière, sapinière, pinède à crochet, lande alpine).

Les résultats de l’inventaire montrent une diversité d’espèces assez intéressante. Une prospection de l’ensemble de la réserve serait aussi utile (présence d’endémiques et espèces rares ou peu fréquentes…).

Impact des dégâts des chevreuils sur la régénération naturelle des sapins

Impact des dégâts des chevreuils sur la régénération naturelle des sapinsLa R.N.V. d’Embeyre est située à l’Est du département de l’Ariège, sur la commune de Montségur. D’une superficie de 750 ha, elle permet la préservation de milieux d’une grande valeur biologique. 50% de la surface de la R.N.V. est sous couvert forestier, dont 4.3% en forêt de sapin pure et 18.5% en forêt mixte de hêtre et de sapin.

Les populations de chevreuils sont en extension depuis plusieurs années dans la plupart des massifs forestiers ariégeois et notamment en montagne. Les dégâts subits par les jeunes plants ou par les semis (abroutissements, frottis…) sont souvent des sujets de conflits entre les différents partenaires de la gestion de la forêt et de la faune sauvage.

Dans la R.N.V. d’Embeyre, l’ouverture de la chasse au chevreuil a été décidée en 1997, en raison des dégâts constatés sur les jeunes plants de sapin. Dans le même temps, il est apparu nécessaire de mesurer l’impact réel des abroutissements et des frottis sur la régénération naturelle des sapins.

C’est l’objet de la présente étude qui a été menée sur la réserve en 1997 et 1998, dont les résultats permettent de conclure que l’incidence des abroutissements sur la régénération des plants de sapin est bien réelle. Par contre, il n’est pas possible de conclure, au regard de cette étude, sur l’impact à long terme de ce comportement sur la gestion et la productivité forestière. Il apparaît indispensable, dans cette perspective, de mettre en place un suivi sur le long terme, en prenant également en compte les décisions et les orientations prises à ce sujet par le comité de gestion de la RNV.