Impact des dégâts des chevreuils sur la régénération naturelle des sapins
Les populations de chevreuils sont en extension depuis plusieurs années dans la plupart des massifs forestiers ariégeois et notamment en montagne. Les dégâts subits par les jeunes plants ou par les semis (abroutissements, frottis…) sont souvent des sujets de conflits entre les différents partenaires de la gestion de la forêt et de la faune sauvage. Dans la R.N.V. d’Embeyre, l’ouverture de la chasse au chevreuil a été décidée en 1997, en raison des dégâts constatés sur les jeunes plants de sapin. Dans le même temps, il est apparu nécessaire de mesurer l’impact réel des abroutissements et des frottis sur la régénération naturelle des sapins. C’est l’objet de la présente étude qui a été menée sur la réserve en 1997 et 1998, dont les résultats permettent de conclure que l’incidence des abroutissements sur la régénération des plants de sapin est bien réelle. Par contre, il n’est pas possible de conclure, au regard de cette étude, sur l’impact à long terme de ce comportement sur la gestion et la productivité forestière. Il apparaît indispensable, dans cette perspective, de mettre en place un suivi sur le long terme, en prenant également en compte les décisions et les orientations prises à ce sujet par le comité de gestion de la RNV. |




















La R.N.V. d’Embeyre est située à l’Est du département de l’Ariège, sur la commune de Montségur. D’une superficie de 750 ha, elle permet la préservation de milieux d’une grande valeur biologique. 50% de la surface de la R.N.V. est sous couvert forestier, dont 4.3% en forêt de sapin pure et 18.5% en forêt mixte de hêtre et de sapin.