Inventaire préliminaire et cartographie des zones humides de quelques vallées d’Ariège
Les résultats de cet inventaire présentent une faible quantité de prairies humides, soit 213 ha de prairies humides sur 4073 ha prospectés ; ce qui équivaut à 5.3 % de la surface totale, disséminés dans tout le département en un maillage très lâche. Les raisons de cette régression varient selon les secteurs géographiques étudiés : déprise agricole, retournement des prairies au profit des cultures de maïs et de peupliers, urbanisation ou gestion inappropriée (surpâturage et amendements trop importants). Cette régression s’accompagne de la perte d’un patrimoine naturel inestimable (trois habitats d’intérêt communautaire, trois espèces végétales et neuf espèces animales protégées), et de la disparition de services hydrologiques rendus naturellement (contrôle des crues, recharge des nappes et rétention des nutriments …). Face à ce triste constat, des solutions d’urgence s’imposent : acquisition foncière des parcelles laissées à l’abandon et approche systématique des agriculteurs pour proposer une gestion plus appropriée de ce patrimoine naturel fragile et de la ressource en eau du département. Inventaire des mares et abreuvoirs sur l’ensemble du «Pays Couserans»
L’objectif de la présente étude est de compléter les inventaires de mares et abreuvoirs, commencés depuis 1994, en élargissant la zone d’étude à l’ensemble du Pays du Couserans, composé de 95 communes. Le but est également d'intégrer ce projet dans une démarche globale de restauration et de valorisation du patrimoine naturel du Pays. Au cours de cette phase, une prospection de terrain a été faite sur 23 communes supplémentaires (zones de montagne essentiellement), avec rencontre systématique des agriculteurs et habitants des communes ... Depuis le début de l’étude, 80 communes ont ainsi été inventoriées. Sur ces 80 communes, 633 sites ont été relevés. Ces diverses zones humides ont été cartographiées sur SIG. Document pédagogique : la Mare, un écosystème d'une grande diversité
Pourtant, elles connaissent une régression importante, victimes des temps modernes. Certaines sont comblées tandis que d'autres sont laissées à l'abandon. Leur disparition menace la survie des plantes et des animaux qui vivent dans cet extraordinaire milieu aquatique. Il est donc nécessaire de les préserver. S'il est difficile de lutter contre leur destruction pure et simple, on peut encore agir contre leur abandon en employant des méthodes de gestion adaptées. Ce document pédagogique se propose de décrire l’écologie de la mare, sa flore et sa faune, ainsi que tous les aspects relatifs à sa gestion (pollution, comblement, atterrissement…). Il offre également en dernière partie un volet pédagogique à destination des enfants ou des jeunes, meilleurs gages de la survie des mares à long terme. Chantier de restauration de 33 mares et 15 abreuvoirs en Ariège
Avec le recul de l'agriculture que connaît l'Ariège depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et avec l'arrivée de l'eau courante, les mares et abreuvoirs ont été peu à peu abandonnés. Or, la disparition de ces milieux aquatiques constitue un facteur de régression d'un certain nombre d'espèces d'amphibiens et de plantes sensibles au niveau européen et relativement rares en Ariège comme le Triton marbré ou le Pélodycte ponctué. Dans ce contexte, seul le maintien d'un réseau de milieux aquatiques (mares, abreuvoirs, ruisseaux, bas fonds humides) suffisamment dense pour permettre une interconnexion des populations, permet de maintenir ces espèces à un niveau satisfaisant. C'est pourquoi l’ANA a lancé ce programme de protection de mares et de fontaines dès l’été 1998. Une première phase réalisée sur les communes de Rimont et Lescure s’est achevée en septembre 98. Une seconde phase, effectuée sur les communes de Clermont, Camarade et sur une partie du Mas d’Azil, s’est terminée à la fin du mois d’octobre 1999. Grâce à ces deux périodes d’entretien, nous avons réhabilité 48 points d’eau, en travaillant par curage manuel et curage mécanique. Mares et abreuvoirs : pour une gestion et un suivi sur le département
L’ANA offre à travers ce document une présentation générale des mares et abreuvoirs, et donne des exemples ariégeois. En vue de leur conservation, une procédure type propose une évaluation de leur état initial et oriente le choix vers les sites les plus intéressants, pour que soit mis en place à terme un plan de gestion. Des exemples de gestion sont présentés. Ils concernent des mares et des abreuvoirs situés sur les communes de Rimont et Lescure. Ces exemples illustrent plus concrètement les travaux à effectuer sur le terrain. Pour l’avenir, l’ANA a toujours le même objectif : continuer ce projet sur d’autres communes du département et ainsi sensibiliser de nombreuses autres personnes à ce problème de disparition des zones humides de petite taille en Ariège. |




















Consciente de la disparition progressive des zones humides, l’ANA réalise, avec l’appui de l’Agence de l’Eau Adour-Garonne et du Conseil Régional Midi-Pyrénées, l'inventaire et la cartographie des prairies humides de bas fond dans six vallées ariégeoises, objet de la présente étude.
En Ariège, comme partout en France, très peu de mares ou d’abreuvoirs ont survécu à l’arrivée de l’eau courante directement dans les fermes. Or, la disparition de ces milieux aquatiques est très grave car il existe des espèces animales rares et protégées qui se retrouvent uniquement dans ces milieux-là. Ainsi, depuis 1994, l’ANA a mis en place diverses actions pour maintenir ces milieux en état : inventaires, débroussaillages, curages…
Dispersées dans les champs ou installées au centre de la ferme ou du village, cachées dans les forêts ou alignées le long des routes, les mares font partie de notre paysage. Elles sont les principales composantes de nos zones humides par leur nombre. Elles présentent un intérêt patrimonial et historique inestimable.
Dernier programme de restauration de mares et de fontaines au cours des étés 98 et 99.
Avec le recul de l'agriculture que connait l'Ariège depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et avec l'arrivée de l'eau courante, les mares ont été peu à peu abandonnées ainsi qu'un grand nombre d'abreuvoirs. Or, la disparition de ces milieux aquatiques constitue un facteur de régression d'un certain nombre d'espèces d'amphibiens et de plantes sensibles au niveau européen et relativement rares en Ariège comme le Triton marbré ou le Pélodycte ponctué.