Experimentation sur la gestion de pelouses sèches à genet scorpion
La première expérimentation sur le site de Roquefixade (1994-2004) a permis de mettre en évidence l’effet positif du simple maintien du pâturage sur la richesse floristique et de présenter certaines espèces comme indicatrices de l’évolution du milieu : Hippocrepis commosa et Viola sp. qui pourraient être des espèces indicatrices d’une fermeture du milieu ou Coronilla minima et Bupleurum falcatum qui réagissent différemment selon que la parcelle est pâturée ou fauchée. Concernant l’effet sur le Genêt scorpion, il a été mis en évidence l’effet positif de coupes répétées, le pâturage seul ne suffisant visiblement pas à contenir la repousse du Genêt. Les résultats sur les orchidées n’ont pas apporté d’effet par rapport à la gestion pratiquée, les parcelles ayant, dès l’installation, des richesses en orchidées très inégales. L’expérimentation mise en place sur Aigues-Vives (1998-2004) a tenu compte de ces premiers résultats et a ainsi affiné le protocole notamment en faisant varier les périodes d’intervention. Les résultats s’accordent avec ceux obtenus sur Roquefixade quant à l’effet positif du pâturage extensif. Les différents types d’intervention (coupe, brûlage, traitement chimique) ont eu des résultats variables : les meilleurs résultats sont obtenus par la coupe manuelle à l’automne des buissons de Genêt avec une augmentation nette de la biodiversité et une diminution de la fréquence du Genêt scorpion. Le traitement chimique de printemps a également été efficace sur la fermeture de la pelouse mais l’impact du désherbant est trop destructif pour être encouragé. Il a également été mis en évidence que le pâturage avec l’abroutissement des pousses de printemps par les brebis est important, les animaux n’hésitant pas à pénétrer dans la couverture de Genêt. Ces premiers résultats pourront éventuellement être mis en application pour les actions conservatoires dans le cadre de Natura 2000 et des acquisitions du Conservatoire Départemental des Espaces Naturels d’Ariège. |




















Les deux expérimentations menées par l’Association des Naturalistes d’Ariège de 1994 à 2004 s’inscrivent dans la problématique d’entretien et de restauration des pelouses sèches et de conservation de la diversité notamment au niveau des populations d’orchidées.